Le Moulin du Tsâblo

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  • Le four à pain du Moulin

  • Tourne la roue

  • Intérieur pour 30-35 personnes

  • Intérieur

Location du Moulin

Vous cherchez un endroit insolite pour un apéro, une sortie de famille ou entre amis ? Ne cherchez plus, le Moulin du Tsâblo vous attend.

Equipement

  • Cuisine équipée
  • Four
  • Frigo
  • Eau potable
  • Gril
  • Tables et chaises (pour 30 à 35 personnes)
  • WC

Prix

100 fr. / la journée (En hiver, un supplément de 30 fr. est demandé pour le chauffage)

50 fr supplémentaire pour une démonstration de son fonctionnement

Réservation auprès de l’Administration communale au 027 / 289.56.00 ou sur www.nendaz.org

Son histoire

Nendaz, dans les temps anciens, était un des greniers du Valais central. Les cultures céréalières couvraient le 70% des terres arables. Les redevances aux Princes Evêques de Sion étaient payées en mesures de seigle, d’orge ou de froment.
Si les Nendards étaient, et sont encore propriétaires de nombreuses vignes du coté de Vétroz ou de Conthey, c’est que lors de mauvaises récoltes, sécheresse ou année trop froide, des surfaces de vignes se troquaient contre des sacs de blé.
L’autarcie dans laquelle vivaient les habitants des vallées latérales du Valais nécessitait de nombreux moulins. Ceux-ci mus par la force hydraulique s’échelonnaient le long de la Printse et des bisses. La première mention écrite d’un moulin date de 1529, moulin qui fût cette année là détruit par une crue de la Printse à Beuson. Ils étaient donc bien antérieurs à cette date. C’était déjà une << industrie >> le meunier ayant une taxe à payer.
A la fin du 19ème siècle, pas moins de douze moulins hydrauliques tournaient sur Nendaz. En 1895, l’énorme crue de la Printse et de l’Ogintse en emporta 6 à Beuson.
Sur le torrent du Tsâblo, plusieurs moulins connus se sont succédés. Sur quelques centaines de mètres jusqu’à Sornard, on trouvait quatre moulins, un foulon, une scierie, et une tannerie.

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C’est dans ce microcosme économique que s’insérait le Moulin du Tsâblo. On ne sait rien de ses origines, le premier meunier connu est Jean-Bernard Bourban qui meurt vers 1830. Il est encore jeune et a sept garçons en bas âge. Il faut attendre vingt ans pour que Jean-Pierre le cinquième de ses fils reprenne l’exploitation du moulin. Il y ajoute un foulon pour le broyage des pommes, des poires, des noix etc. En 1889 l’exploitation est reprise par Jean-Pierre Délèze, mari de Philomène-Marie Bourban fille du meunier précédent. Une affaire qui reste donc toujours dans la même famille.
La route construite en 1925, passe au ras des façades du moulin, on enlève les lavoirs, un petit moulin en amont, et on déplace le foulon qui demeurera longtemps adossé au flanc de la bâtisse, inerte.
En 1935, le moulin s’arrête définitivement.

La reconstruction

En 1984, lors de la correction de la route, le moulin du Tsâblo fût entièrement détruit.  On procède alors à la récupération du mécanisme, des meules et des pièces essentielles. Tout ce matériel appartenait à la famille Délèze de la Crettaz, qui le mit à disposition d’une éventuelle fondation en vue d’une reconstruction. Cette idée n’a jamais été abandonnée, mais malgré quelques tentatives rien n’est fait. Le temps passe et le matériel se détériore.

En 1996, grâce à la création l’Association pour la Sauvegarde du patrimoine Nendard. Le projet est réactivé. On profite d’un taux de chômage élevé, pour effectuer les premiers travaux de réfection, en programme d’occupation

La situation économique s’étant heureusement rapidement améliorée, il a fallu trouver autre chose que les chômeurs. Avec l’aide de nombreux sponsors, un prêt LIM sans intérêt et l’aide de la Commune de Nendaz, ainsi que l’aide de nombreux bénévoles le moulin a pu enfin être reconstruit.

Ce n’est pas un vieux moulin, mais un moulin neuf à l’ancienne.